Les mathématiques prennent le relais de la chimie

Se rencontrer est devenu l’obsession du moment, un parcours semé d’embûches dont seuls sortiront vainqueurs les plus téméraires. Ce qui semblait autrefois facile est aujourd’hui une source de complications sans limites. Il n’y a pas si longtemps, il était facile de rencontrer l’autre, car il s’agissait souvent d’un voisin, d’un collègue de travail ou d’un étudiant de la fac. Il suffisait alors de se persuader que l’on en était amoureux et les choses pouvaient s’enclencher naturellement. Le but était souvent de fonder une famille, de coller à la normalité imposée par la société.

Quand la technologie s’en mêle

Avec les nouvelles technologies, les choses se sont finalement un peu compliquées, car elles ont créer des célibataires de plus en plus exigeants. On veut être sûrs de trouver le partenaire idéal et ne plus laisser le hasard seul maître de son destin. C’est comme si l’individu lambda voulait soudain une vie parfaite dans un monde parfait, semblable à celle des personnages du cinéma ou de la littérature. Nous sommes entrés dans l’ère du « Moi aussi, j’y ai droit » .

Après la chimie, les mathématiques

Cela fait maintenant quelques années que l’on nous explique que l’amour c’est de la chimie. C’est une vision des choses qui semble déjà un peu datée, car aujourd’hui ce sont les mathématiques qui prennent le relais, à l’aide des algorithmes. Depuis plusieurs décennies, la prolifération des études statistiques sur le couple et plus récemment les données récoltées sur internet ont permis une modélisation de l’amour.

Beaucoup de pistes explorées

Pour les acharnés de perfection amoureuse, toute piste susceptible de les aider dans leur quête est intéressante à explorer et dans ce domaine les idées ne manquent pas. L’anglaise Hannah Fry nous livre sa théorie sur le sujet dans son livre intitulé Mathematics of Love. Elle s’est particulièrement intéressée au site très populaire OkCupid, crée par quatre matheux passionnés d’algorithmique. A partir des données récoltées, elle a déterminé qu’il faudrait pendant le premier tiers de sa recherche du partenaire idéal, ne s’attacher à personne et, passé ce laps de temps, fixer son choix sur la première personne compatible qui se présenterait, car elle constituerait, d’un point vue mathématique, le meilleur choix possible. Elle appelle ce principe celui de l’arrêt optimal. On se demande si ce n’était pas déjà ce que pratiquaient beaucoup d’entre nous plus ou moins consciemment.

Auto-expérimentation d’un amateur de mathématiques

Certains courageux poussent l’altruisme jusqu’à expérimenter sur eux-mêmes les principes qu’ils inventent. L’américain, Chris McKinlay cumulent deux handicaps particulièrement invalidants : geek et amoureux transi ; d’où l’idée de mettre ses talents au service de son obsession de trouver l’âme sœur. Le petit virtuose du hacking amoureux a imaginé une méthode très personnelle pour arriver à ses fins. Déçu par les performances du site de rencontre OkCupid sur lequel il était inscrit depuis plusieurs mois, il en a « craqué » les données pour en optimiser les résultats. Et cela a marché, car il vit aujourd’hui avec une artiste qu’il a rencontrée grâce à ce moyen.

Quand Google vient à la rescousse

Seth Stephens-Davidowitz, actuellement chroniqueur au New York Times, fut auparavant analyste quantitatif pour Google. Il connaît donc bien la question de l’exploitation des données et ne s’intéresse d’ailleurs pas qu’à nos vies sexuelles et sentimentales, mais à tous leurs autres aspects. Il base sa réflexion sur le fait que les enquêtes et études effectuées sur la sexualité sont biaisées car elles sont réalisées à partir des réponses des sondés qui font souvent preuve de malhonnêteté. Selon lui les données collectées par Google sont beaucoup plus fiables et donc beaucoup plus intéressantes à exploiter. Il s’est entre autre penché sur les complexes des hommes et des femmes face à leur corps et il en a tiré la conclusion que les deux sexes étaient égaux dans ce domaine. A titre d’exemple, les hommes s’inquiètent de leur pénis qu’ils jugent souvent trop petit, tandis que les femmes s’en moquent comme de l’an 40, car elles se plaignent rarement de l’appendice masculin et lorsqu’elles le font c’est parce qu’elles le jugent trop… gros. Voilà qui va en tranquilliser plus d’un et battre en brèche pas mal d’idées reçues.

Nous sommes tous rassurés

Nous voilà rassurés, car nous savons que nous ne sommes pas seuls. Partout dans le monde des hommes et des femmes cherchent des solutions pour nous aider à réaliser notre quête de l’amour parfait qui pourrait apporter à nos vies l’intensité qui nous manque tant. Un grand merci à tous ces gens dévoués qui partagent nos préoccupations et œuvrent sans relâche pour notre bonheur !

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